En premier hommage à Alain Krivine
Gustave Massiah
13 mars 2022
Alain Krivine a toujours été fidèle à son idéal révolutionnaire. Il a participé, sans jamais faiblir, à la longue construction d’une gauche radicale et révolutionnaire. Je voudrais rappeler le long compagnonnage qui nous a lié depuis les débuts de la création du cedetim, dans les années 1960.
Nous avions partagé, dans une camaraderie prolongée, nourrie par des débats constants, les mobilisations sur la guerre d’Algérie, pour le soutien à la lutte du peuple vietnamien, pendant mai 1968, pour les luttes des travailleurs immigrés, contre l’impérialisme français. A plusieurs occasions, nous nous sommes retrouvés dans la construction de mouvements majeurs. Je voudrais en rappeler deux qui nous ont beaucoup marqués.
En 1973, nous avons construit ensemble le comité de soutien à la lutte révolutionnaire du peuple chilien, qui a compté plus de 400 comités en France. Nous nous sommes aussi retrouvés dans la mobilisation « dettes, colonies, apartheid ; ça suffat comme ci » le 14 juillet 1989, avec la manifestation des mouvements et des syndicats et le concert à la Bastille avec Renaud, Johnny Clegg, les Négresses vertes. Cette mobilisation a été organisée avec un comité formé de Alain Krivine et la LCR, du cedetim, de Renaud, Gilles Perrault, Monseigneur Gaillot et Catherine Sinet. C’était déjà l’affirmation du mouvement altermondialiste. Nous reviendrons sur l’hommage à rendre à Alain Krivine.
Merci à notre ami et camarade Alain pour son ouverture et sa constance internationaliste.
