Articles et interventions

La mondialité du bien commun – par un livre de Roger Martelli – 6p – 13-05-2014 – mondialisation

La mondialité du bien commun

 

En suivant le livre de Roger Martelli
La bataille des mondes
pour la démondialisation, taper 1
pour la mondialité, taper 2
Editions François Bourin ; Paris 2014

 

Roger Martelli nous offre un livre brillant et percutant. Il traite de la question de la mondialisation réellement existante et de ses dérives. Il le fait à partir des alternatives possibles à cette mondialisation. Quel est l’espace de la réponse ? Comment penser le monde, l’espace monde, l’espace du monde. Quel est le temps de la réponse ? Celui de la stratégie qui articule la réponse à l’urgence et la transformation structurelle qui appelle à la rupture. L’ambition est grande ; elle est d’embrasser la pensée radicale dans tous ses derniers développements et dans tout ce qui peut la servir. La rupture se trouve aussi dans la manière de penser. Je suivrai assez fidèlement ses formulations pour en partager, et en discuter, les idées et les propositions.

 

La pesanteur de l’incertain

Il faut déjà prendre la mesure de la mondialisation à partir de la pesanteur de l’incertain. Le monde est en train de changer de bases : économiques, sociales, géopolitiques, idéologiques, culturelles et, ce qui est plus nouveau, écologiques. La méfiance et la peur de la mondialisation sont sensibles. Mais, ce n’est pas parce qu’on refuse la mondialisation existante qu’il faut tourner le dos au monde en formation. En termes de mondialisation, anti et alter ne sont pas antinomiques. La recherche d’alternatives découle du refus de l’inacceptable et la recherche des autres mondes possibles est la manière la plus radicale de refuser un avenir prétendument inéluctable.

La mondialisation est une réalité et une idéologie. La mondialisation en cours proclame le règne de la marchandise comme une fin de l’Histoire et propose un universel formé par la forme-argent et l’empire. Les conséquences en sont connues : dérégulation, privatisation, concurrence libre et non faussée, flexibilité, fluidité, rigueur salariale. Mais on peut aussi pointer la fin d’un cycle : la valorisation du capital s’essouffle, l’hégémonie impériale américaine s’affaiblit comme la confiance absolue dans les vertus de la démocratie occidentale confrontée au délire sécuritaire et aux méthodes technocratiques de la gouvernance.

Roger Martelli rappelle opportunément que le Manifeste du parti communiste, dès 1848, avait pointé la logique du marché mondial et l’interdépendance universelle des nations. Il souligne l’actualité de cette pensée. On peut aussi rappeler un autre texte de Marx, dans sa lettre à Engels en 1858 : « La véritable mission de la société bourgeoise, c’est de créer le marché mondial, du moins dans ses grandes lignes, ainsi qu’une production conditionnée par le marché mondial. Comme le monde est rond, cette mission semble achevée depuis la décolonisation de la Californie et de l’Australie et l’ouverture du Japon et de la Chine… »

La mondialisation actuelle se fonde sur la marchandise, le libre-échange et la norme de l’échange, les entreprises multinationales.  Elle marginalise la diplomatie des Etats, les institutions internationales et le droit international. Le défi est de savoir s’il y a une autre manière de maîtriser l’interdépendance. Pour l’instant, trois catégories d’acteurs, arcboutées sur une « loi du marché » transformée en religion, imposent leur domination. Il s’agit des acteurs économiques (multinationales et institutions financière internationales), des technocrates supranationaux et des représentants des Etats. La mondialisation multiplie les zones de non-droit. La guerre devient le paradigme du social. L’idéologie sécuritaire est imposée pour compenser la perte du lien social qui résulte de la dérégulation néolibérale. La mondialisation organise l’ordre du chaos.

La mondialisation comme idéologie se heurte à la prise de conscience des inégalités.

Il y a un retournement par rapport à l’offensive idéologique contre l’égalité qui a construit le néolibéralisme. Rappelons-nous, dans les années 70, le Club de l’Horloge en France qui avançait l’idée que l’inégalité est naturelle et, comme les guerres, propices au progrès et à la modernisation. De même, il avançait qu’il y a un lien entre les inégalités génétiques et les inégalités sociales. Aujourd’hui, l’inégalité s’est imposée et a explosé. Et pourtant, elle est reconnue comme un frein même parmi les institutions dominantes. C’est sur le paradigme de l’inégalité que se focalise la logique de la mondialisation.

Les tumultes de la mondialisation

Après avoir campé la mondialisation, il faut en venir à sa crise, aux tumultes de la mondialisation. Le monde ne va pas bien. En témoignent : la faim, l’eau, les pandémies, les migrations, le chômage, l’énergie, le climat et d’autres limites. La foi dans la croissance qui est censée tout résoudre a laissé place au doute. Roger Martelli explore les quatre ordres du monde : un agrégat de sociétés avec le monde des Etats-nations ; un monde des conflits et des rapports de forces ; des réseaux hiérarchisés ; une société monde.

Cette société monde, c’est aujourd’hui celle des multinationales et de la planète financière. Elle remplace le multilatéralisme par une diplomatie de club. Elle se gargarise avec la gouvernance, un discours qui a fait de la démocratie un mot creux. Elle se réduit à la réalité du monde de l’élite et des classes globales émergentes, celle d’une oligarchie de plus en plus apparente qui veut imposer sa légitimité au politique et à la société civile.

Comme il est dit fort bien, le monde ça va, ça vient. Chemin faisant on rencontre les nations, le monde en ses nations, le rapport entre le monde et les nations. La mondialisation n’est pas nouvelle et n’a pas succédé aux nations. L’histoire humaine a connu plusieurs mondialisations depuis son origine ; elle s’est déployée dans l’espace du monde. Comme l’ont montré Braudel et Wallerstein, la mondialisation actuelle a toujours été capitaliste et le capitalisme a toujours été mondial. L’exemple emblématique des débuts en est Venise. Dans son histoire, le capitalisme mondial connaît des cycles et des phases. La phase du néolibéralisme, de la financiarisation, a succédé à celle du capitalisme industriel fordiste et keynésien. Dans chaque phrase, il y a une logique dominante et aussi des forces anti-systémiques qui s’y opposent. Ce sont leurs contradictions et leurs luttes qui produisent l’Histoire et ouvrent des chemins nouveaux. Quelles sont les forces anti-systémiques aujourd’hui et quels avenirs portent-elles ?

Le néolibéralisme conduit la dissociation de l’état et des territoires ; sur le plan économico-social, avec la dérégulation et la subordination aux pratiques financières, et sur le plan de l’organisation avec la gouvernance. Un nouveau territoire se recompose, à l’échelle du monde, du local au monde, en relativisant les frontières. Le rapport de la société au territoire est en redéfinition. Dans les territoires imbriqués et unifiés par les échanges, les statuts (l’ethnie, le groupe religieux, la caste ou la race) et les classes sociales introduisent des verticalités. Scindées par les classes, l’unité sociale est recherchée à travers la nation. C’est une communauté territoriale imaginée née de l’histoire commune de la maîtrise longue d’un territoire. A partir des états plurinationaux, l’invention des nations se forge à travers la langue, la religion, l’histoire, le mythe. Le modèle de la nation s’impose à la fin du 18ème siècle en imbrication avec l’Etat. Est-ce l’Etat qui fait la nation ou la nation qui fait l’Etat ?

L’espace national est un intermédiaire réaliste entre le local et le monde. Il permet un équilibre entre les territoires de la quotidienneté et ceux de la participation collective à la décision. Dans l’idée nationale, l’amour de la patrie l’emporte sur le cosmopolitisme élitiste. Le recul du religieux accompagne l’affirmation démocratique de la souveraineté. L’unification subjective d’un peuple réel ou supposé peut relever du principe naturel ou d’une association volontaire. On retrouve le débat, conduit à 70 ans d’intervalle, entre Fichte qui en arrive au « droit du sang » et Renan qui en appelle à « un plébiscite de tous les jours ».

La discussion sur le rapport entre le national et le supranational est centrale, même si elle n’est pas supposée durer éternellement. Nation et monde se juxtaposent ; le supranational est plus proche mais aussi plus lointain, plus opaque. Peut-on parler d’un « come-back » national ? Un retour des nationalismes ou un retour des ethnicités ? La liaison est forte entre le peuple et l’Etat-nation mais elle est difficile à préciser. La notion de peuple est elle-même difficile à définir. Je retiendrai une très belle définition de Charles Chaumont : un peuple se définit par l’histoire de ses luttes. Aujourd’hui, les conflits ne sont plus entre les Etats mais à l’intérieur des Etats. Pourquoi dans une société clivée en classes, le communautaire ou le national l’emportent-ils sur le social ? Probablement parce que les projets d’émancipation n’ont pas convaincu et que nous n’avons pas fait le deuil des échecs récents. Dans cette situation, la solidarité dans ses formes traditionnelles est indispensable à la survie de chacun et renvoie au communautaire et au national.

Le supranational est aussi confronté aux difficultés de l’universalisme. Le fondement des solidarités est en question. Le constat est que l’universel vacille, le particulier revient. Le marché a produit l’occidentalisme plus que l’universalité ; l’internationalisme a produit le soviétisme. La nation est à la fois ouverte et fermée ; la frontière protège et exclut. La clôture des nations se renforce. La nation, appuyée sur l’état moderne est l’enveloppe sociale la plus structurante. La conscience nationale renvoie aux procédures d’identification à un territoire, elle s’adresse plus à la familiarité qu’à l’identité. Le territoire renvoie au lieu ; il est éclairé par les travaux de Marc Augé. L’absolu du lieu est totalitaire ; l’absolu du non-lieu, c’est la mort. Le contraire de l’absolu n’est pas le relatif, c’est le spécifique.

La mondialité en projet

La mondialisation du capital doit laisser la place à la mondialité du bien commun. C’est une hypothèse centrale du livre. Pour redistribuer les cartes, il faut remettre en cause les fondements de la mondialisation : le modèle de développement, celui de la croissance infinie et du produit financier ; le lien social, mis en cause par la concurrence généralisée et l’ordre sécuritaire ; le modèle de décision, constitué par l’oligarchie des experts nommée bonne gouvernance.

Il s’agit donc d’aller au cœur du rapport entre mondialisation et capitalisme. C’est là que Roger Martelli avance une de ses propositions cardinales : décapitaliser plutôt que démondialiser. Il avance l’hypothèse que l’idée même de révolution n’est pas obsolète, même si les modèles insurrectionnels et étatistes ont fait long feu. Les deux hypothèses du mouvement ouvrier pour le dépassement du capitalisme sont en question. La révolutionnaire a buté sur le soviétisme, la réformiste sur la crise de l’Etat providence. Ce sont deux options du socialisme d’Etat qui sont entrées en crise. Dans la tension entre le réalisme et la radicalité, la rupture ne s’oppose pas à la réforme. Les options mêlent le réformisme classique, le réformisme radical, l’expérimentation alternative et l’invention des formes nouvelles de production et de consommation.

On arrive à la relation entre les rapports sociaux et les territoires. Comment définir un mouvement politique transnational, à chaque échelle des rassemblements collectifs ; à l’échelle locale, nationale, continentale, notamment européenne et mondiale. Pour construire le mouvement critique en mouvement politique, il est nécessaire de comprendre la crise de la représentation et la méfiance par rapport à l’Etat et au partisan.

Ce qu’on retrouve au départ dans le modèle dominant, c’est la gouvernance qui résulte de la transposition, à la société et à l’Etat, de la logique de l’entreprise. Pour lui substituer la démocratie citoyenne, l’approche des biens communs et des biens publics mondiaux est un fil conducteur. Pour promouvoir les biens publics, quoi de plus rationnel que les services publics.

Du point de vue territorial, le nouveau modèle de pouvoir semble opposer la voie fédérale à la simple coopération des nations. Le fédéral porte la fuite vers le quasi Etat, le modèle supranational de l’Etat-nation ; la coopération interétatique sous-estime le supranational déjà existant. Le choix institutionnel pour la communauté internationale est incertain. La légitimité de la règle supranationale dans certains cas n’est pas supérieure à la norme légale propre à chaque Etat ; l’Etat-nation, à partir de l’espace étatique national a permis de passer d’un peuple de sujets à une communauté politique. Le peuple supranational n’est pas une réalité, le pouvoir transnational est  aujourd’hui, celui des multinationales, des banques et des administrations supranationales.

Comment penser un projet d’émancipation à partir de la mixité du national et du supranational. On peut relativiser la nation sans mésestimer son importance. Aucune autre communauté n’a relié engagement civique et identité collective à base territoriale et cadre d’un peuple souverain. Si la nation n’est plus le seul cadre prioritaire de référence, elle avance quand même la portée démocratique par rapport aux technocraties mondialisées.

Mais, la nation ne se suffit pas. Les Etats ont perdu leurs prérogatives parce qu’ils l’ont voulu. La nation se transforme. De quelle nation s’agit-il : la nation-race, la nation-Etat, la nation-peuple ? Il ne s’agit pas du rejet de la nation, mais de la définition de sa légitimité. Elle se trouve moins dans une histoire et plus dans la participation de chacun à la décision et dans le libre déploiement des droits. Elle n’est pas incompatible avec la nation-état, mais elle n’en découle pas automatiquement.

L’espace européen sur le terrain économique et social est intermédiaire ente nation et monde ; c’est une réalité médiane entre l’émergence d’une société monde et le respect des plages de la souveraineté des nations ; ce n’est pas une quasi nation. Peut-on parler d’une idée nationale européenne ? C’est-à-dire : d’un espace unifié de la production et des échanges ; des règles de droit stabilisées ; d’un Etat territorial rationnalisé ; un cadre politique élargi et la souveraineté démocratique ; une culture commune.

Une des questions qui se pose quand on parle de l’Europe c’est la confusion entre la Région européenne et l’Union Européenne. La mondialisation se différencie déjà par grande région et une des orientations est de construire les régions géoculturelles en régions géopolitiques. De ce point de vue, l’Europe n’échappe pas à ce processus. Pour autant, l’évolution de l’Union Européenne interroge la construction géopolitique de l’Europe et sa nécessaire recomposition institutionnelle.

La mondialité du bien commun passe par la gestion commune des biens communs de notre humanité. Il s’agit de mettre en commun ce que l’on a en propre, de valoriser le commun, ce qui appartient à plusieurs et qui est accessible à tous. Plusieurs questions sont alors à approfondir. La question de la souveraineté qui ne se confond pas avec l’étatisme. Ce qui ne suffit pas à épuiser la question de la souveraineté comme l’analyse magistralement Monique Chemillier Gendreau dans son dernier livre sur la guerre et la communauté universelle. La question de l’universel, de l’universalité du commun pour produire de l’universalisation. Elle implique la déconstruction de l’universalisme occidental comme l’a si bien analysé Immanuel Wallerstein dans son livre sur l’universalisme européen, de la colonisation au droit d’ingérence.

La mondialité contre la mondialisation

Roger Martelli nous rappelle que le monde n’a plus de temps à perdre. Face à la puissance d’une minorité de gagnants, de financiers et de technocrates, le réalisme est plutôt du côté de la rupture. Le socialisme dans un seul pays a été une illusion ; la résistance dans un seul pays le sera aussi. Mais, c’est un début nécessaire pour un engagement concerté transnational. La stratégie ne peut se limiter à réhabiliter l’action nationale et la légitimité des Etats dans leurs cadres territoriaux historiques, à revaloriser l’action interétatique et à délégitimer le transnational. D’autant que ce sont les Etats qui ont façonné la dérive néolibérale.

Chemin faisant, on retrouve la démondialisation. Faut-il démondialiser ou mondialiser autrement ? Se dire pour la démondialisation montre bien qu’on est contre la mondialisation. Mais, à quelle stratégie cela correspond-il ? Le terme de démondialisation n’est pas gênant, comme mot critique, comme mot d’analyse. Mais il n’est pas suffisant pour bien comprendre la mondialisation et ce à quoi on s’oppose quand on parle de démondialisation. Surtout dans une période dans laquelle il faut en même temps démondialiser, pour trouver une alternative au néolibéralisme et, dans le même temps, dans la phase longue de la mondialisation,  sortir du capitalisme. Il faut alors réfléchir en termes de mouvements pour savoir quels sont les mouvements qui portent la démondialisation. L’aspect positif de la démondialisation, c’est qu’elle oblige à s’interroger sur les formes de résistances actuelles et sur leurs articulations. Pour aller plus loin, comment se définit le démondialisme ? Quelle est sa base sociale et quelle est la cible qu’il se donne ?

Quel est l’espace de la résistance : la nation ou le transnational ? Faute de démocratie supranationale, le pouvoir des élites et des experts l’emporte et caractérise la mondialisation. Mais, la démocratie nationale ne va pas mieux que la supranationale. Et certaines questions sont directement supranationales comme le climat, l’eau, les migrations,… Quel est le temps de la résistance ? La stratégie doit articuler l’ambition de long terme et le sens de l’immédiat. Quelle communauté politique, quel processus citoyen, va sous tendre les territoires supranationaux, les modalités nationales et locales de la mise en commun.

Pour Roger Martelli, il faut changer de registre et suivre Edouard Glissant qui oppose à la mondialisation, la mondialité. Faire de la planète un monde, un espace du commun. Le contraire absolu de la mondialisation, plutôt que la non-mondialisation ou la démondialisation, serait la mondialité. C’est le projet d’une Cité-monde construite par l’adhésion des peuples. C’est aussi une des réinventions de la démocratie ; les libertés individuelles ne trouvent pas de sens sans les libertés collectives Cette démocratie ne se construit pas par la disparition des nations ; les peuples ne sont pas sans appartenance. Mais l’appartenance ne se décline pas au singulier. Edouard Glissant avait opposé à la conception première et exclusive de l’identité nationale, la conception féconde des identités multiples. La multiplicité des appartenances conduit aux identités multiples.

L’axe d’un mouvement historique s’appuiera sur des projets communs à l’échelle humaine toute entière, démocratiquement élaborés. L’enjeu c’est le domaine du supranational contre le monde-jungle des puissants, l’ordre impérial, le triomphe de la Bourse. Il s’agit d’inventer une autre communauté politique en s’appuyant sur la pensée critique, les groupes dissidents nouveaux, les pratiques subversives, les états rétifs, le droit international, la convergence des mouvements dont les forums sociaux donnent un exemple. Au marché et à la gouvernance, on peut opposer un nouveau couple égalité et citoyenneté en s’appuyant sur le mouvement contre la mondialisation actuelle. Pour que le libre développement des capacités humaines l’emporte sur l’accumulation illimitée puissance et richesse. Pour que la mondialisation cède à la mondialité.

Un beau livre qui se lit deux fois. Une première fois, dans la foulée, en suivant le rythme enlevé et les perspectives offertes. Dans un style percutant dont on reconnaîtra dans cette présentation la force et l’élégance des formulations. Une seconde fois en y revenant pour prendre la mesure de toutes les réflexions convoquées et des pistes entrouvertes. Il ouvre le champ de la réflexion en refusant les choix binaires et les conclusions imposées. Pour chaque piste rencontrée, il identifie trois ou quatre déclinaisons ouvrant sur des possibilités et des alternatives. Il synthétise une foule de recherches et de réflexions qui se conclut par la mise en scène d’une magnifique bibliomonde commentée.

Gustave Massiah
Membre du conseil scientifique d’Attac
Membre fondateur du CEDETIM/IPAM
Représentant du CRID au Conseil International du FSM

11 mai 2014

 

Rechercher